Liste blanche de Facebook pour près de 6 millions de VIP.

Une liste blanche secrète au sein de Facebook dispense 5,8 millions d’utilisateurs de suivre les règles de sa plateforme, selon le Wall Street Journal.

De ce fait, Facebook viole sa propre éthique sur les fakes ou la pornographie vengeresse. Cela, en permettant à certains utilisateurs de publier des post enfreignant ses règles. Malgré les assurances publiques qu’il traite ses trois milliards d’utilisateurs sur un pied d’égalité.

Le journal a publié lundi une enquête détaillant comment les utilisateurs de haut niveau sont dispensés de modérations. Plus particulièrement, sur ses services : dignes d’intérêt, influents ou populaires, ou bien à risque pour les relations publiques. Ces VIP n’ont pas les mêmes mesures d’exécution que les utilisateurs ordinaires, d’après l’enquête, citant des documents de l’entreprise dévoilés.

La liste blanche de Facebook utilisée sans modération…

La désinformation reste un problème croissant sur la plupart des plateformes sociales. Toutefois, de nombreux observateurs affirment qu’elle prospère sur Facebook. Et ce, en grande partie à cause de l’incapacité ou de la réticence de l’entreprise à s’attaquer de front au problème.

Un ancien employé de Facebook a déclaré dans une note, que la société fait régulièrement des exceptions pour les acteurs puissants, selon le Journal.

Des personnalités comme l’ancien président Donald Trump, la star du football Neymar da Silva Santos Júnior, la sénatrice Elizabeth Warren etc., bénéficient d’une couverture. Le système a été créé en réponse aux lacunes du double processus de modération, humain et IA de Facebook, surnommé « XCheck » ou « cross check ».

XCheck a conduit à une multitude d’autres complications.

Lorsque des utilisateurs y sont ajoutés, il est plus difficile pour les modérateurs de prendre des mesures contre eux.  Exemple frappant, Neymar, a publié sa communication WhatsApp avec une femme qui l’accusait de viol sur ses comptes Facebook et Instagram. Les captures d’écran montraient son nom et des photos d’elle nue.

Le partage par Neymar d’images intimes non consensuelles, aurait incité Facebook à supprimer la publication. Mais comme Neymar était couvert par XCheck, les modérateurs n’ont pas pu empêcher la suppression du contenu. Celui-ci a ensuite été vu par 56 millions d’utilisateurs en ligne.

Moins de 10 % du contenu signalé par XCheck à l’entreprise, nécessite une attention particulière. (Selon un document rapporté par le journal). Le porte-parole de Facebook, Andy Stone, a déclaré au Journal que le nombre avait augmenté en 2020. Mais il n’avait fourni aucune preuve pour étayer cette affirmation.

S’intégrer facilement dans XCheck, la liste blanche de Facebook.

La plupart des employés de Facebook ont ​​le pouvoir d’ajouter des utilisateurs au système XCheck pour le statut de liste blanche. Un terme utilisé pour décrire les comptes de grande envergure qui n’ont pas à suivre les règles. Mais, il existe un audit de 2019 qui révèle que Facebook ne garde pas toujours une trace de qui il met sur la liste blanche. Ce qui pose de nombreux risques juridiques, de conformité et de légitimité pour l’entreprise et des dommages à la communauté.

Les employés de FB, ont exprimé leur désapprobation à la pratique de l’entreprise consistant à accorder un traitement spécial à certains utilisateurs. De plus, ils ont déclaré que cela n’était pas conforme aux valeurs de Facebook.

« Avoir des règles différentes sur la parole pour différentes personnes est très troublant pour moi: a écrit l’un d’eux dans une note consultée par le Journal. 

Les considérations politiques influencent les décisions de modération de FB.

Les documents de l’entreprise montrent également l’intention de Facebook d’éradiquer le système. Pourtant, un chef de produit a proposé un plan pour césser d’ajouter de nouveaux utilisateurs à XCheck. Certains des documents de l’entreprise seront remis à la Securities and Exchange Commission et au Congrès.

Dans une série de tweets , le directeur de la communication de Facebook, Andy Stone, a souligné comment la société avait rendu public son système de vérification croisée. Déjà, en 2018, après que Channel 4 News eut posé des questions sur cette pratique.

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